LISAA Mode Paris 2013

Jeudi dernier nous participions pour la seconde fois au jury de l’Institut Supérieur des Arts Appliqués LISAA (section mode) pour découvrir et noter les projets de fin d‘étude de leurs meilleurs élèves.De petits box scénarisés mettaient en images, en formes et matières les thèmes et inspirations choisis par chacune des 16 finalistes.
L’imagination des créatrices n’était ni triste ni dénuée d’une richesse de monde intérieur : il y avait celui de l’enfance, celui d’une autre vie, celui rêvé des anges, d’une vie émancipée, ou même dans la peau du plus petit animal, le plus insignifiant, le moins sympathique pour en dessiner ses contours dans une version grossie à la loupe et en tirer une forme intéressante…
Et puis il y a eu le jeu de la mode dans lequel nous nous sommes laissées plonger avec beaucoup de plaisir. Le Tartan écossais avait les humeurs de la styliste qui l’envisageait, avec beaucoup de fantaisie, de poésie et d’humour.
L’Afrique des sapeurs était toute l’exagération sympathique et joyeuse d’une mode très assumée.
Nous avons eu des coups de cœur bien évidemment ; certains projets nous ont plus parlé que d’autres et les intéressées le ressentiront très certainement au travers de nos écrits.
Des clichés ont capturé ces projets que nous avons découverts avec beaucoup de plaisir.

Merci à toutes de nous avoir présenté leur travail et leurs émotions créatives.

Last Thursday we were invited for the second year running to sit in the jury of fashion design section of the LISAA College of Applied Arts to discover and grade the end-of-year projects of its top students.

Each of the 16 finalists had their own stand in which to display their chosen themes and inspirations using images, shapes and fabrics.

Their imagination lacked neither gaiety nor the richness of their inner worlds: childhood, another life, the dream of angels, liberation, or in the skin of the smallest, most insignificant and least pleasant of creatures, its contours magnified and traced to form an interesting shape…

And then there’s the fashion itself, which we took great pleasure exploring. The Scottish tartan captured the moods of the stylist who designed it with a lot of imagination, poetry and humour.

The African dandies embodied the friendly and joyful exaggeration of a self-confident style.

We of course had our favourites, as some projects appealed to us more than others. The designers in question will certainly pick up on that in our coverage.

The photos capture the projects we really loved discovering.

Thank you everyone for presenting your work to us and for your creative emotions.

Joséphine Hector
Un projet de décoration aquatique et floral pour cette créatrice textile inspirée par Monet, par ses couleurs et son regard sur la nature.
Ses matériaux : de la laine cardée pour ses petits coussins pour lesquels elle souhaite une texture épaisse . Elle mélange également le textile et la feutrine.
Une autre matière importante: le crin ( tissage en diagonal permettant un tissé organique qui offre un aspect plus léger.
Cette étudiante se destine à l’artisanat et à la décoration.

Charlotte Stich Ando
Cette japonaise maitrise la couture et le modélisme grâce à un bac « Artisanat métier d’art » et à des stages comme celui qu’elle a effectué chez Véronique Leroy.
Son inspiration : Miyazaki un dessinateur de manga, qui traite le monde de l’enfance et les relations de l’homme aux éléments naturels « l’eau, la terre, le feu et l’air ».
Son thème : le départ vers le paradis avec un choix de tonalités douces (pastelles) et des matières confortables et moirées comme la soie.
L’idée de l’ange est le fil conducteur de ses pièces : un grand nombre de pantalons pour le caractère unisexe des anges et des hauts sur la base du kimono ; Une véritable structure de vêtement qui nous a beaucoup plu.
Son petit plus, quelques pièces de chaussures qui rehaussent la silhouette.

Roxane Carmignani
On peut le dire, c’est un de nos grands coups de cœur de la présentation. En arrivant dans son univers, une balançoire est au centre d’un jardin d’enfant onirique. Un parterre de feuilles et des imprimés au mur rappellent une nature enchanteresse.
Elle nous explique qu’elle travaillait auparavant la femme mais qu’elle traitait toujours celle ci de manière enfantine. Alors elle a voulu se frotter à son inconscient pour présenter un univers dédié à l’enfant au travers de motifs en lien direct avec la nature.
Elle est allée à la rencontre d’enfants pour les faire participer à son projet : elle en a choisi 8 entre 3 et 8 ans , ceux qui ont eu envie d’y participer (c’était un point fondamental pour elle) . C’est ainsi qu’elle a exploré les ombres chinoises pour la perception de l’essentiel qu’ils ont, le mélange de deux aspects de la fleur, une très concrète et l’autre plus abstraite pour apporter une multitude de détails et de variantes aux dessins.
On a vraiment senti Roxanne experte et passionnée en textile. Elle nous confie adorer l’illustration d’Emilie Vaste et nous plongeons avec elle.
Il y a une véritable originalité quant à ses panels textile (dessins, zooms, raccords avec des montages au fur et à mesure de ses émotions visuelles).
Pour sa collection elle a choisi des matières confortables comme la popeline, du lin un peu brut comme une écorce d’arbre, du sweater, du tulle viscose pour une grande envolée matière.
Elle veut aussi que ses imprimés puissent se transposer sur d’autres supports comme le papier peint…. Cette fille ne s’arrête jamais et la création n’a pas de limite car elle a décidé de s’essayer l’année prochaine à d’autres métiers comme le bijou. En ce moment, elle est en stage chez « les femmes à Barbe » ; elle y travaille l’or, l’or rose, l’argent, un peu de bronze.

Ava Rahgoshay
S’est dédiée au design textile et à l’exploration poussée de certains matériaux dont les émaux qui la fascine pour les aspects qu’ils peuvent revêtir.
Au départ son inspiration nous semblait lointaine ; un cactus et un building à Dubaï dont elle souhaitait traiter la fusion…
Pourtant le résultat est sculptural, très articulé grâce à la vidéo d’une femme africaine en mouvance qu’elle fait tourner en boucle sur un mur.
Son travail matière , ce sont des coulures en impression numérique, de la texture d‘émaux faits mains, de la résine transparente pour l’aspect bijoux.
Elle est fan de volumes et utilise également des soies thermocollées, du plastique, des systèmes d’enductions variées.
Ses propositions textures sont très intéressantes visuellement et offrent une certaine prestance aux silhouettes qu’elle expose.

Guillemette Chevrier
Des formes sculpturales qui sont axées sur le maintien puisqu’elle s’est inspirée d’un sport de combat japonais (le Kendo).
Ses bustes sont très dessinés, et ses bas sont des systèmes de jupes à plis et à articulation.
Elle a voulu travailler sur l’esprit, le psychique et la posture (toile à corset , coton d’ameublement , de la soie) .
Son parti prix pour le monochrome c’est la volonté de se focaliser sur les formes et les matières premières.

Karine Goncalves
Inspirée par les femmes opprimées sous le joug d’un homme (un frère, un père, un mari).
Très concernée par la cause sans être trop agressive, elle a choisi de ce fait des coloris neutres et clairs.
De grosses ceintures, des manches et des jupes trop longues qui entravent les mouvements, une toge d’empereur romain, de gourou…
On a pensé à leur émancipation mais on ne l’a pas vraiment ressenti.

Léa Glaivevitch
Un peu bordélique dans sa présentation mais tellement passionnée qu’en fait elle en tire presque une force. Elle part dans tous les sens, mais c’est parce qu’il y a trop d’émotions qui se bousculent chez cette fille qui explore la mode d’une manière joueuse et gai .
Pour elle la mode est avant tout de la fantaisie !
Elle s’est inspirée de la Sapologie Congolaise pour s’attaquer au vestiaire masculin.
Ils sont ultra lookés et elle qualifie ce mouvement de « grand danditisme » ; car les hommes qu’elle traite sont moitié bandit, moitié dandy. Gros cigare à la bouche et tête de truand, ils arborent des tenues ultras extravagantes.
Le costume est de mise chez eux et se marie parfaitement à une veste peau de bête.
Pour créer son vestiaire masculin, elle est allée à la rencontre des tailleurs parisiens qui défendent cette mode sapeur : Papa Smalto, Bachelor…
Elle a travaillé le python, l’iguane, les boutons de femmes pour aborder la grande frivolité de cette mode masculine qui est née à une époque où Mobutu privait son peuple de toute liberté.
Un clin d’Oeil vaudou incontournable: la fourrure, le serpent.
Cette fille aime travailler la mode masculine car elle aime les hommes surtout quand ils sont virils et affirmés dans leurs tenues.
Rais M bolhi ( sa référence).
Elle très engagée, aime s’exprimer. Les sapeurs lui donnent le sourire et sont anachroniques.

 

Candy Hagedorn
Travail architectural et animal : chez elle l’animal prend le pas sur le corps en gardant une austérité de posture.
Elle a exploité des tissus techniques ( des éponges, de l’organza, du néoprène ) et même des fourrures animales pour une de ses silhouettes.
Elle explore également une silhouette toute en longueur avec beaucoup de tressé, du cuir lacéré.

Deux pièces qui ont retenu notre attention :
Un top monté avec un tapis de bain
Une veste cuir façon python

Josepha Rambaud
Son inspiration est l’art végétal et l’ossature au travers d’une promenade en forêt. Une évolution vers une végétation de plus en plus colorée au fur et à mesure que l’on rentre dans le bois.
Beaucoup de soies peintes dans les pièces proposées avec de jolis motifs.
Elle insère son personnage dans une nature fictive très prolifique.
Elle inverse les rôles avec une nature plus structurée et l’aspect végétal jouant d’une réelle ossature.

Alice Damiens
Plan séquence homme et femme avec une référence au cinéma de Truffaut (domicile conjugal) et une comédie musicale (Banana Split) qui sont la base de son inspiration.
Effet de relief et mise en valeur des produits avec des effets trompe l‘œil : pantalon plissé dos, cols cassés, sérigraphies
Des pièces dansantes comme dans le film Banana Split , influence aussi des années 60 avec Truffaut

Alya Derris
Sa source d’inspiration est un oiseau de voyage : le flamant rose.
Il est élégant, élancé et part chaque été se reproduire en Afrique.
Elle retranscrit dans ses motifs les paysages blancs et désertiques de l’Afrique, le sel, la pierre et le volcan Lengai. Ses motifs sont assez minérals et les touches de couleurs sont apportés par le flamant rose, sa fourrure, ses motifs plumes.
Une belle ambiance aérienne avec des découpes cuir ou des sérigraphies qui rappellent le plumage.

Marion Gouez

On touche à la consistance de la maille et au reliefé des motifs joueurs d’une créatrice qui s’est lancée dans un projet facétieux de tenues mixtes.
Elle a travaillé le thème animalier et figuratif et a formé des couples ; où le dominant n’est pas forcément celui que l’on croit.
- Le loup et l’agneau mais c’est l’agneau qui chasse
- Le renard et la poule mais le renard est le trophée de la poule
- La grenouille et le paon parce qu’il est beau et que la grenouille est le futur prince
Un thème super intéressant mais encore à parfaire techniquement.

Camille Legrand
Focus sur les insectes et le monde marin pour les rendre plus attrayants et leur donner une nouvelle dimension.
Le solide et le fragile des carapaces avec des matières comme l’organdis, le Néoprène, du Spenser, du polyester irisé…
Camille aime la recherche de volumes plus que la réalisation. Le résultat est intéressant alors que l’animal n’est pas initialement attrayant.

Marguerite Duverger Nonski
Un autre de nos grands coups de coeur.
Lors d’un voyage en Ecosse, Marguerite s’est penchée sur le golf, sport national, et comme elle ne l’a pas trouvé très drôle, elle a voulu le féminiser et le rendre plus attrayant.
Elle nous a donné rendez-vous sur un green pour nous présenter sa collection « Tee »
Elle a choisi bien évidemment un graphisme très connu là-bas, le tartan pour le traiter à la sauce Marguerite, un tartan tenant compte de sa personnalité et de ses traits de caractère.
Elle a revisité ce dessin géométrique selon ses traits de personnalité avec rigueur, caprice, entêtement et une humeur changeante.
Le pli plat indispensable à ce graphisme s’est prêté à ce motif traité de manière dynamique avec un tissu rugueux, curieux avec des ajourés, des traits irréguliers pour son coté lunatique et parfois même un peu décalé en s’écartant de ses codes de reconnaissance avec des enductions silicones, des sérigraphies.
Dans sa collection, le tissu devient support et c’est le motif qui habille.
Elle a conclu que le golf correspondait bien à son coté « tradition cucu » qu’elle aimait pouvoir contrarier. On a adoré !

Clio Simas
Autoportrait d’une chambre, de notre monde intérieur avec un personnage central : la nymphe.
Elles sont en nombre et texturées par leurs cheveux qui sont leur force pour donner du mouvement aux créations .
Elle a utilisé un tas de composantes comme du collant, du jersey, du coton, et du denim pour une touche brute.
Ses coussins font penser à des galets, des nuages, des vagues…

Margaux Dereume
S’est inspirée du mouvement “Menphis Milano”
Cette tendance des années 80 est un mélange des genres en terme de mobilier.
Sa collection très colorée et faite à la main emprunte cette richesse de style et de mélange graphique.
Mix matières, patch , différentes techniques d’impression , des motifs à l’intérieur des motifs…
Une ligne sportswear mais très féminine , avec des matières très variées: nylon enduit, du stretch maillot de bain, du molleton…
Importance du texturé par la matière, par la broderie, par des ajourés
Le mélange des genres est son light motif !

Joséphine Hector

This textile designer presents an aquatic and floral decoration project, drawing her inspiration from Monet’s colours and view of nature.

Her materials: carded wool to give her small cushions thick texture, mixing in textile and felt as well.

Another important material: horse hair woven in diagonally to create an organic weave with a light appearance.

This student is destined for artisan creation and decoration.

Charlotte Stich Ando

This Japanese student is an accomplished seamstress and model-maker, thanks to her high school degree in arts and crafts, and apprenticeships – like the one she is currently doing with Véronique Leroy.

Her inspiration: Manga artist Miyazaki, who looks at the world of childhood, and man’s relationship with the natural elements: water, earth, fire and air.

Her theme: a journey into paradise in a selection of soft colours (pastel) and comfortable, shimmering fabrics, like silk.

Angels are the leitmotif of her work: a collection of trousers representing the idea of angels as unisex beings, and kimono-inspired tops. We found the structure of this work really interesting.

Her extra touch: shoe parts that enhance this silhouette.

Roxane Carmignani

We can safely say that Roxane was a presentation favourite. We arrived in her world to find a swing in the middle of a dreamlike child’s garden. The leaves underfoot and prints on the walls evoked an enchanting place in nature.

She told us that she worked in women’s wear before, but always added a childish touch. She therefore decided to confront her subconscious by creating a world dedicated to children with patterns with a direct link to nature.

She found children to take part, choosing eight children between the ages of three and eight years old, and who wanted to take part in her project (a very important point for Roxane). This is how she found herself playing shadow puppets – discovering their rudimentary shapes – and combining two aspects of the flower – one real, the other abstract – to create a multitude of detail and drawings.

Roxane came across to us as very professional and passionate about textile. She shared with us that she loves Emilie Vaste’s illustrations, to which we wholeheartedly agreed.

Her textile panels are truly original (drawings, zoom-ins, linking up with the creations, in step with her visual emotions).

She chose comfortable materials for her collection: poplin, slightly rough, bark-light linen, sweater fabric and viscose tulle to add flight.

She also wants her prints to be able to be transposed onto other materials, like wallpaper. This girl and her creativity know no bounds, as she has decided to try other crafts next year, such as jewellery-making. She’s currently doing an apprenticeship with Les Femmes à Barbe where she works with gold, rose gold, silver and a bit of bronze.

“To be an artist is to fail, as no other dare fail” – Samuel Beckett

Ava Rahgoshay

Ava is dedicated to textile design and her pioneering exploration of materials, like enamels, the qualities of which she finds fascinating.

We found the source of her inspiration far-fetched: a desire to fuse a cactus and a building in Dubai…Yet, the result is sculptural and well-articulated, thanks to a looped video of an African woman dancing, projected on a wall.

Her work consists of digitally printed colours, enamel textures done by hand, and transparent resin for a jewelled look.

She’s a fan of volume, and also uses thermo-bonded silks, plastic and various coating techniques.

Her textural work is very interesting from a visual perspective, giving striking presence to the silhouettes she displays.

Guillemette Chevrier

Sculptural forms based on restraint, her source of inspiration being the Japanese combat sport she practices (Kendo).

The busts are clean-cut, the trousers a system of pleated skirts for folding.

She wanted to focus her work on state-of-mind, psyche and posture (canvas corset, upholstery cotton, and silk).

Her penchant for monochrome is intentional, as she wanted to draw attention to the forms and fabrics.

Karine Goncalves

Inspired by oppressed women under the yoke of men (a brother, father or husband).

Militant, but not to the point of aggression, she went with a light and neutral palette.

Big belts, oversized sleeves and skirts that restrict movement, Roman emperor or guru togas, etc.

We thought about their emancipation, but didn’t really feel it.

Léa Glaivevitch

Her presentation was somewhat messy, but so utterly passionate as well that she just about managed to turn it into a strength. Léa is all over the place, but it’s because she is brimming with so many emotions that allow her to explore fashion with joyful gusto.

Fashion for her is all about imagination!

She took inspiration from Congolese sapeurism for her men’s wardrobe.

She describes this movement of extremely elegant “sapeurs” as “grand dandyism”, for she designs for men who are half bandit, half dandy. With fat cigars between their teeth, these mobsters sport highly extravagant outfits.

For them, the suit is a must, working perfectly with an animal-skin jacket.

To create her men’s wardrobe, she met with Parisian tailors who defend sapeurism, including Papa Smalto and Bachelor. She worked with python, iguana, and used buttons from women’s wear in order to achieve the frivolity of this men’s fashion, born at a time when Mobutu deprived his people of any form of freedom.

Fur and snake skin make an inescapable veiled reference to voodoo.

This designer enjoys working in men’s fashion, for she loves men the most when they are manly and confident in what they wear.

Raïs M’Bohli (her reference).

She is very passionate and likes expressing herself. Anachronistic, sapeurs make her smile.

Candy Hagedorn

In this architectural and animalistic work, animals dominate the body while the austerity of posture is maintained.

She uses technical fabrics (sponges, organza, neoprene), and even animal fur for one of her models.

She also explores the length of the silhouette, using a lot of weaving and lacerated leather.

Two pieces caught our attention:

A top made with a bath mat

A python-effect leather jacket

Josepha Rambaud

Her inspiration is plant-like art and skeletal structures as seen in a walk in the forest. Vegetation becomes more colourful the deeper into the forest you go.

A lot of painted silks and pieces with gorgeous patterns.

She inserts her character in a fictive, highly prolific place in nature.

She reverses roles with nature that is more structured and the plant-like slant that makes use of a real skeletal structure.

Alice Damiens

Sequence shot of a man and a woman with a reference to the cinema of Truffaut (marital home) and a musical (Banana Split): her inspiration.

Effect of depth and enhancement of products using trompe l’œil: trousers pleated at the back, broken necklines and screen prints.

Dancing pieces, like in the film Banana Split, and a 1960s Truffaut influence.

Alya Derris

Her source of inspiration is a bird of travel: the pink flamingo.

It is elegant, slender and leaves every summer to reproduce in Africa.

She transcribes the white, desert plains of Africa, salt, rock and the Lengai volcano in her patterns. They are quite mineral, the pink flamingo adding touches of colour and feather patterns.

Creating an airy ambiance are cuts of leather and screen prints reminiscent of plumage.

Marion Gouez

We felt the consistency of the knitwear, its raised playful patterns, of this young designer who embarked on a facetious project of mixed outfits.

Her theme was animals in the figurative sense, and she came up with pairs in which the strongest animal isn’t necessarily the obvious choice:

- The wolf and the lamb, only the lamb is the predator

- The fox and the hen, only the fox is the hen’s prize

- The frog and the peacock: although the peacock is beautiful, it’s the frog who turns into a prince. A genuinely interesting theme that needs a bit more technical fine-tuning.

Camille Legrand

Focus on insects and marine life in order to make them more attractive and put a new spin on them.

The solidity and fragility of their shells are achieved with fabrics, such as organdie, neoprene, Spenser and iridescent polyester. Camille enjoys the search for volumes more than the execution. The result is impressive, given that the creature in question is not attractive to start off with.

Marguerite Duverger Nonski

Another one of our favourites.

During a trip to Scotland, Marguerite took an interest in the national sport: golf. Not finding it terribly fun, she decided to make it more feminine and attractive.

We meet her on the green where she presented her “Tee” collection. She of course chose the country’s best known pattern, tartan, and adapted it à la Marguerite to reflect her personality and character traits.

Meticulously, capriciously, stubbornly and with changing moods, she put a new spin on this geometric pattern according to her personality.

The indispensable knife-edge pleat of this pattern lent to this dynamically transformed pattern, with course fabric, made curious with hemstitching, erratic lines for her moody side, and made uneven by silicon coating and screen prints in order to move away from established codes.

In her collection, the fabric provides the structure while the pattern does the dressing.

She concluded that golf reflected her “gaudy tradition” side that she would love to be able to overcome. We loved it!

Clio Simas

Self-portrait of a room, of our inner world with a central character: the nymph.

There are lots of them, textured by their hair – their power for giving movement to creations.

She made use of an array of materials like stocking, jersey, cotton, and denim for a rough texture.

Her cushions remind us of pebbles, clouds and waves…

Margaux Dereume

Inspired by the “Memphis Milano” movement.

This 1980s trend is a mixture of furniture genres.

Her very colourful, handmade collection borrows this richness of style and visual medley: mixed materials, patchwork, different printing techniques, patterns within patterns, etc.

A very feminine sportswear line, with a variety of fabrics: coated nylon, swimsuit material, batting, etc.

Importance of fabric texture, achieved with embroidery and hemstitching. Mixing genres is her trademark!

Vitrines sur l'Art aux Galeries Lafayette de Strasbourg

My name is Georges !