L'atelier de restauration du musée du bagage

En sortant du musée du bagage nous nous sommes dit « quelle bouffée d’évasion !!! » Un beau voyage dans le temps, virtuel certes mais avec une émotion réelle et un dépaysement total.L’occasion de se remémorer le plaisir du voyage, la découverte de nouveaux horizons avec des malles suffisamment immenses pour comprendre qu’à certaines époques on se préparait à un déplacement avec grand soin et beaucoup d’attention. Ca nous a envouté !

“Talk about something completely different!” These were our words when stepping out of the Musée du Bagage where we went back in time. Virtually, of course, but an experience that nevertheless felt so real – a complete change of scenery.

It was an opportunity to recall the joys of travel, of discovering new horizons with trunks whose size reminds us of times when journeys were prepared with a great deal of care and attention. It left us enchanted!

Pour chaque malle exposée ; Jean Philippe Rolland nous a raconté une histoire, celle d’un bagage adapté à une époque, à un moyen de locomotion, à un art de vivre raffiné .
Des malles multiples prévues pour différents usages ; de la malle chaussures, à la malle Wardrobe en passant par la malle à chapeaux…et sinon dans un tout autre genre des malles mobilier de voyage (secrétaire, lit, et même table à repasser…)
Bref imaginez l’équipage qu’il fallait prévoir !! Ca nous a fait bien évidemment fantasmer, toute une équipée sauvage pour partir en voyage.

L’atelier de restauration, les coulisses du Musée
Il faut qu’on vous en parle aussi parce que c’était un passage obligé pour nous; aller à la rencontre de ceux qui prennent soin et perpètrent cet art.
Nous avons échangé avec toute une équipe de passionnés, armés de pinceaux, ponceuses, pochoirs… prêts à restaurer des malles provenant d’un peu partout dans le monde. On a voulu savoir d’où venait ce goût pour l’objet.
L’addiction à l’artisanat d’art, le soin d’un travail manuel se transmettant depuis voilà 100 ans avec la même constante.
On restaure à la main avec minutie, patience et précision comme on le ferait avec un tableau pour rester le plus fidèle possible à l’essence même du produit.

Et puis on a aimé toucher, voir, comprendre comment avaient été pensés ces immenses bagages. Ils étaient tellement beaux et riches de toutes leurs composantes de cuir, d’empiècements métal, de clous, de tissus, bois… de véritables accompagnateurs de choix ; devenus même de véritables objets de décoration.
On a adoré se plonger dans cet univers à la fois d’un autre temps et pourtant si contemporain quand on pense que beaucoup de personnes comme nous cherchent à conserver l’authenticité d’instants vécus.
Qui n’a pas déjà rêvé de se faire le voyage Paris/Venise en voyant à quai les wagons lustrés de l’Orient Express ? Nous oui, maintes fois.


Juste envie de partager un moment essentiel de luxe d’une autre époque alors qu’aujourd’hui tout va parfois trop vite. Prendre le temps de partir ailleurs et d’apprécier… avec raffinement.

Leur savoir faire d’où vient il ?
Il a été appris progressivement au gré des rencontres. Il y a eu des petites annonces au départ qui leur ont permis de rencontrer des couturières de chez Hermès, des ébénistes, d’anciens malletiers qui touchés par leur passion et leur envie de perpétrer un savoir faire, leur ont appris leur métier… et ce pour quelques marques gravées de manière indélébile dans l’histoire de la mode. Goyard, Moynat, Louis Vuitton…
L’arrière petite-fille de ce dernier est même devenue présidente d’honneur de leur association

Quelle est la première couleur de Vuitton ? Le gris Trianon en hommage à Versailles

Les blasons faits au pochoir à la main.

D’où vient l’idée du monogramme à fleurs Vuitton ? Du carrelage de la salle de bain de Mr Vuitton qui l’a inspiré.

Le lien de l’interview du créateur du musée Jean-Philippe Rolland ici

Allez-y de notre part, vous allez adorer…

Le Musée du Bagage 
5 Rue Saint-Exupéry

67500 Haguenau

Site internet : museedubagage.com
Page Facebook : Musée du bagage

For every trunk on display, Jean Philippe Rolland explained its history: pieces of luggage adapted to a time, a means of transportation and a sophisticated art of living.

There are a variety of trunks for a variety of uses: a shoe trunk, a wardrobe trunk, a hat trunk, not to mention trunks dedicated to travel furniture (such as writing desks, beds, and even ironing boards!).

Just imagine the staff you would have needed! This of course got our imagination going – the wild adventure of leaving on holiday!

Backstage at the museum: the restoration workshop

We must tell you about the workshop, too. Going there was an absolute must in order to meet those who safeguard and perpetuate this art.

We spoke to a team passionate about its craft, equipped with paintbrushes, sanders and stencils, ready to restore trunks from around the world. We wanted to find out where their passion for this object came from – this addiction to artisan artwork and painstaking manual work that has been passed down wholesale for the past 100 years.

Restoration is done by hand meticulously, patiently and with great precision as if restoring a painting, working to keep as close as possible to the product’s essence.

We loved touching and looking at these pieces, reflecting on how these huge pieces of luggage were thought up. Rich in their components of leather, metal panels, studs, fabric and wood, these exquisite and choice travel companions have even become decorative objects.

We loved immersing ourselves in this world that is both of another era and contemporary, considering that, like us, lots of people want to preserve the authenticity of time gone by.

Who hasn’t dreamed of doing the Paris-Venice journey after seeing the glowing carriages of the Orient Express? We have. Many times.

That desire to experience the luxury of another era, compared to the somewhat excessive pace of today; to take the time to go on a journey and enjoy the experience with sophistication.

How was this craft learned?

It was learned gradually through encounters with people in the trade. It started with ads placed in the classifieds to get in touch with specialists – couturiers from Hermès, carpenters and artisan trunk makers. Touched by their passion and desire to perpetuate know-how, they taught their craft, ensuring that a few labels remain indelibly marked in the history of fashion: Goyard, Moynat, Louis Vuitton, etc.

The latter’s daughter was even appointed honorary president of their association.

What is Vuitton’s signature colour? Trianon grey, in homage to Versailles.

Blazons stencilled in by hand.

Where did the idea of the Vuitton floral damier come from? Mr Vuitton’s bathroom tiles.

Here is the interview with the museum’s founder Jean-Philippe Rolland.

Tell them we sent you. You’ll just love it.

Le Musée du Bagage

5 Rue Saint-Exupéry

67500 Haguenau

Website: museedubagage.com

Facebook page: Musée du bagage


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