Salon Who's Next Automne Hiver 2013 2014 : L'inspiration du côté des créateurs

Voir naitre en nous de nouvelles envies, se laisser surprendre et se ravir de nouvelles sensations, c’est exactement ce que nous procure la mode des créateurs.C’est par là qu’on a eu envie de commencer notre petit tour de piste du Who’s Next de l’automne hiver 2013 2014, parce qu’avec eux on retrouve dans leurs collections l’essence même de leurs émotions.

Designer fashion has the effect of bringing out new desires as well as surprising and delightful sensations from within.

This is the very reason we attended the Autumn/Winter 2013/2014 Who’s Next tradeshow where we find the very essence of creators’ emotions in their collections.

Un travail difficile qui fait appel à tous nos sens. Notre regard s’arrête, nous pousse à toucher et parfois même à humer. On aime, on déteste, on adopte, on repousse…
L’exotisme est notre antidote actuel à la routine et au stress ; on aime se plonger dans d’autres cultures, d’autres paysages et ce sont la Turquie, Israël, l’Afrique et le Mexique qui nous ravissent dans cette évasion.

D’un autre coté, on recherche la perfection, le travail bien fait dans des matières pointues et difficiles à travailler. La Corée est une autre des destinations de notre salon sans oublier notre beau pays la France (cocorico !)

Maid in Love:
C’est vraiment une créatrice coup de cœur qui nous a impressionnée par son aptitude à marier les styles, les imprimés avec autant d’esthétisme.
Arrêt sur image avec une tête de loup ultra graphique qui nous a happée.

Elle s’appelle Hande, vient d’Istanbul et propose une mode gaie et ultra lookée avec son tout nouveau thème animal : des loups, des ours… estampillent certaines pièces de sa collection dans des matières de choix ; elles sont matelassées, laineuses, cuir  ; d’ailleurs elle insiste sur la qualité de ses matières puisqu’elle dit s’approvisionner aussi bien en Italie qu’en Turquie. Toute sa collection est produite à Istanbul , soutenue par son amoureux qui a ses propres usines de production.
Elle est vendue chez Brandalay en Turquie mais aussi chez People à Cannes.

Anissa Aouar fait décoller la silhouette féminine avec des formes envolées ; ce sont des flammes qui dessinent les épaules de ses pièces exposées ; robes et manteaux.

Anissa Aouar est d’ailleurs un autre de nos coups de cœur.

Israélo Marocain, ce créateur Artsi Ifrach (pas de site pour le moment mais une belle présentation du créateur via l’article), présente une collection ethnique super chic ; son travail de fin d‘étude a d’ailleurs été présenté et primé à l’académie d’Anvers.

Il y a de l’Afrique dans ses motifs, on s’arrête sur ses robes longues ceinturées dans lesquelles on a envie de se prélasser. Ce qu’on aime en regardant ses pièces, c’est imaginer plusieurs femmes, plusieurs styles au porter. C’est très très élégant !!

Chloé Reynolds a séduit par ses formes futuristes et ses vestes aux énormes capuches bordées de fourrure qui décollent de la colonne vertébrale. Les matières nobles, rassurantes telles que le cuir, la doudoune, des écailles métalliques carrossent la silhouette des femmes et les protègent.

La technologie n’arrive pas suffisamment dans la mode et la mode actuelle ennuie profondément Naco-Paris … Il la trouve chiante et trop conventionnelle d’un point de vue texture.

Alors il explore des matériaux qui ne sont pas dédiés à la mode, jouent avec eux et nous propose une collection aux antipodes de celle qu’il a présentée pour le PE 2013. Il n’y a plus de couleurs saturées et flashy mais l’omniprésence du gris métal et de matières papiers, métallisées, capteuses de lumière…

On va bientôt pouvoir vraiment disparaître sous ses vêtements ??? Une idée amusante et non conventionnelle comme son créateur qui plutôt que s’arrêter à la matière, la bouscule, la sort de son environnement habituel.


Photo prise au flash

A l’occasion du salon, il expose également des photos de son travail avec les étudiants IES Moda de Mexicos.

« Melting Pot by Naco-Paris » est l’intitulé du livre qui regroupe tous les visuels d’une performance stylistique qu’il a effectué avec ces mêmes étudiants. On y trouve les codes emblématiques de traditions mexicaines bousculées ; c’est ça la méthode Naco-Paris. La mode doit être un moyen de communication.


Des colliers en papier avec Mulika Nir. Pourquoi pas? Notre oeil s’y est vite habitué. Il n’y a plus que la texture à adopter. En tout cas le rendu est très visuel et offre une certaine dimension et une sensation d’apesanteur !

Il y a à l’origine une femme peintre qui avait très envie d’utiliser différents supports comme toile de ses inspirations. Une marque « G Kero » en est née et elle vient du Cap Ferret. Au départ Mathilde peignait directement sur les T-Shirts, son frère quant à lui a tenté de retraduire ses peintures de la manière la plus fidèle possible en utilisant la sérigraphie. Le résultat est très visuel et les cotons exploités sont ultra beaux.

Demoo Parkchoonmoo, une marque de Corée du sud, mélange cuir, doudoune, cachemire. Une mode hivernale élégante de formes et matières.

Le bouquet final des grands défilés des créateurs, c’est toujours la robe de mariée. Les conventions changent, les modes évoluent mais le rêve demeure… il reste intact et c’est pour notre plus grand plaisir!

Alors dans cette ambiance hivernale, on a quitté brutalement nos chaussures et nos manteaux pour revêtir des robes de princesses modernes.

Orlane Herbin est une créatrice surprenante de modernité. Elle travaille une robe de mariée super sensuelle par son coté décontracté. Des jupons dégaines en gaze coton, des tabliers de cuir, des décolletés purs, des épaules tressées, des dos suggérés…

La mariée était pieds nus, les cheveux lâchés, comme sortie d’une photo d’Hamilton ; c’est à ça qu’on a envie de penser quand on se rappelle la marque.

Le pôle des jeunes talents nommé “Fresh” avait confié un espace à ses jeunes créateurs pour qu’ils proposent leur vision de la robe de mariée. Celle de Maid in Love nous a subjuguée par son décolleté vertigineux et son mélange laine et soie, Celle d’Umit Unal était digne de la bohémienne envoutante que l’on aimerait être ce jour là. Quant à Naco-Paris, elle est en papier et donc jetable; cela vous surprend ? Nous, pas ! Et c’est comme ça qu’on apprécie le personnage. Il sera toujours là pour bousculer ce qui se fige et on en a tous furieusement  besoin.

It’s hard work that calls on all our senses. Creations catch our eye and compel us to touch and even smell; creations to love, hate, make our own or cast aside.

Exoticism is our current antidote to routine and stress. We love delving into other cultures and landscapes, and it is Turkey, Israel, Africa and Mexico that have delighted us on our journey.

Perfection is also strived for through meticulous work on specialised and difficult materials. Korea is another tradeshow destination, not to mention our own beautiful country (vive la France!).

Maid in Love:

A clear favourite who impressed us with her ability to marry styles and prints with such aesthetic flair.

Our eyes were drawn to a highly visual wolf head print.

Hande from Istanbul offers bright and seriously stylish fashion with her brand new animal theme: wolves, bears and more are stamped onto some of the collection’s pieces in choice fabric, whether quilted, woolly or leather. She also emphasises the importance of using quality fabrics, which she sources in both Italy and Turkey. Her entire collection is manufactured in Istanbul with the help of her better half who has his own production facilities.

Her work is available at Brandalay in Turkey, and at People in Cannes.

Anissa Aouar brings out the female figure using a burst of shapes. The shoulders of her dresses and coats on show are outlined with flames.

Anissa Aouar is also another one of our favourites.

IThe collection by Israeli-Moroccan creator Artsi Ifrach (no website for the moment, but a good presentation of the creator via an article), ), is super chic and ethnic. His final-year project was is fact submitted and awarded at the Antwerp Fashion Academy.

His patterns touch on Africa, and we would love nothing more than to while away the time in his long belted dresses. What we love about his pieces is that we can imagine a variety of women wearing them in a variety of styles. They so very elegant!

We were seduced by Chloé Reynolds futurist forms and jackets with their fur-trimmed hoods that come out from halfway down the back. Superb materials have been used, including leather, down and metallic scale-like chain mail that both fit and guard the female form.

Technology doesn’t feature enough in today’s fashion, and this is a great source of irritation to Naco-Paris … He finds this boring and overly conventional from a textural standpoint.

He therefore explores and experiments with non-fashion materials in order to come up with a collection that is worlds away from his SS 2013 collection. Saturated and flashy colours now make way for ubiquitous metal greys and light-capturing paper and metallic materials.

Will we finally be able to disappear beneath our clothing? It’s an idea that is equally amusing and unconventional as its creator who takes the material, transforms it and removes it from its usual environment.

Photo taken with flash

On the occasion of the tradeshow, he also exhibited a selection of photos of his work with the students of IES Moda Casa de Francia in Mexico.

« Melting Pot by Naco-Paris » is the title of this book showcasing the styles performed with these students. True to the Naco Paris method, the styles have put a new spin on the emblematic codes of Mexican traditions. Fashion needs to be a means of communication.

Paper necklaces by Mulika Nir. Why not? Our eye is fast accustomed leaving only the texture to be adopted. The result is very striking and gives the impression of weightlessness.

The story behind the above creations is one of a painter who is determined to go beyond the canvass to express her inspirations. And so the label « G Kero » was born in Cap Ferret, in South-West France. At first Mathilde painted directly on T-shirts. Her brother then worked at transposing her images as faithfully as possibly via silk-screening. The result is highly visual and the cotton used is exquisite.

Demoo Parkchoonmoo, is a South Korean label that mixes leather, down and cashmere, making for elegant winter fashion, both in form and fabric.

The final bouquet at the big fashion shows is always the wedding dress. Conventions have changes, fashion has evolved, but the dream remains intact, much to our delight.

Amid the wintry atmosphere, shoes and coats came off to slip on dresses for the modern princess.Orlane Herbin is an amazing creator in modernity. The relaxed feel of her wedding dress is what makes it so sensual: loose, relaxed cotton gauze skirts, leather aprons, deep cleavage, woven shoulders, suggestively open-back pieces, and more.

The bride was barefoot and her hair loose as if straight out of a Hamilton photo. Such is the impression the label has left us with.

The young talents section, “Fresh”, provided its young creators with a platform to showcase their take on the wedding dress. Maid in Love ‘s wedding dress enthralled us with its giddyingly low-cut cleavage in a wool and silk blend. Umit Una‘s wedding dress was worthy of the spellbinding Bohemian one hopes to be on one’s special day. Naco-Paris‘s wedding dress is out of paper and therefore disposable. Surprised? We’re not! And this is what we like about the man behind Naco Paris; he will always be there to turn conventions on their head. And this is what we desperately need.

Les Bijoux et Accessoires automne hiver 2013-2014 du Who's Next

Les tendances automne hiver 2013 2014 du salon who s next