Very personal Lizzy - A la rencontre de Little Shao..

Nous avons découvert Little Shao sur le web, un photographe talentueux, des clichés incroyables, saturés en couleurs; un univers de danseurs de Hip Hop, de breakdance et de classique dans lequel l’apesanteur n’existe pas. Séduites, nous nous sommes empressées de lui envoyer un message pour décrocher une interview sans savoir vraiment si l’artiste s’y prêterait.Quelques mots avec la spontanéité qui est la sienne feront office de  confirmation , genre « No Soucy !”
Alors on fonce, bookons nos billets pour partir à sa rencontre.
On s’appellera la veille au soir histoire de se briefer sur l’essentiel de notre rendez vous du lendemain…

8h00 : Rendez-vous sur le quai…
Quelques plaisanteries à la gare avant de partir pour Paris ; je me teste à mon petit appareil photo perso qui sera le témoin de notre journée.
C’est Martine la photographe alors je m’amuse à la prendre par surprise, histoire d’inverser les rôles; mais c’est une très mauvaise joueuse quand il s’agit d’être devant l’objectif.

 

 

10h40 : Arrivée à Paris …

Martine fume sa cigarette juste avant la rencontre malgré ma prévention acharnée qui la saoûle ; et puis à quoi pense t’elle quand elle s’en grille une ? Je me le demande toujours. Est-elle stressée par la séance photo, ou simplement la tête en vrac parce qu’elle s’est levée trop tôt ?

 

 

11h00 : Nous arpentons le boulevard Haussmann …
Un passage éclair devant la vitrine des Galeries Lafayettes ; le temps nous presse mais on ne peut s’empêcher de zieuter la vitrine.
Malgré l’âge, nous gardons toujours notre âme d’enfant devant ces marionnettes articulées qui animent les vitrines.
On prendra un cliché souvenirs pour Candice notre amie hôtesse de l’air et reporter sans frontière, car le thème c’est l’aviation et les jolies dames du ciel.

 

11h10 : Sur les lieux du rendez-vous..
Au coin du Printemps ; il y a le Citadium, lieu du rendez vous pour l’interview de Little Chao. Cet hémicycle est l’antre de la basket ; Martine s’y achètera une paire de Serafini.
Vous comprenez bien qu’il lui manquait une bonne paire de baskets confortables pour aller sur ses shootings (argumentaire commercial proféré par l’intéressée). Pour votre info, elles sont gold et noir avec des bandes rouges. Je pense qu’on a dépassé le stade du confort, non ?? Ahhh les filles et leur bonne conscience.

 

14h : En route pour une série de clichés..
Après l’interview, c’est Martine qui mène la danse. Je suis de près le duo ; je deviens l’assistante dévouée.


Nous nous laissons guider par notre invité, histoire de ressentir au mieux qui il est. On intègre la donne et on se met un peu en veille pour lui laisser toute la place. C’est Bercy qu’il choisira pour nos photos car le lieu lui rappelle ses premiers shootings. Il aime se souvenir ; il est dans la reconnaissance et le respect de ceux qui l’ont aidé à grandir, de sa grande famille de danseurs.

 

En discutant avec lui, nous nous rendons compte que le milieu de la streetdance est très fermé, que la concurrence entre eux est rude mais paradoxalement il nous recevra avec une grande gentillesse et une véritable ouverture d’esprit.
C’est peut être lui le “connecting people” de tout ce petit monde ! Il est lui même danseur de Hip Hop et de Breakdance depuis l‘âge de 15 ans.
Il dit que les voyages et la découverte des autres ont élevé ses propres exigences sur son travail. Il a également la qualité fondamentale que l’on peut rechercher chez un photographe, celle d’être attentif aux autres.
Il nous dit que le meilleur reste à venir et qu’il n’attend qu’une chose, c’est de repartir en voyage : il nous cite entre autre une énorme battle (concours de danse pour les novices que nous sommes ) en Inde à laquelle il est convié.


Il nous a remercié d’être venues à sa rencontre, il a été plein d’élégance et d’attentions ; il nous a amusé avec son langage de « d’jeuns » en nous balançant de temps à autre des « t’es chelou » Il a été flatté d’être pris en photo et a apprécié d’être pour une fois devant l’objectif et non derrière, de se prêter au jeu du modèle et des questions.

Il est authentique avec cette spontanéité engageante comme lorsqu’il nous demande avec un petit clin d’œil de le prendre en photo genre  « beau gosse » !

 

16h00 passé..
La séance photo s’achève avec le sentiment d’avoir fait une jolie rencontre.
Nous avons bien entendu parlé d’un projet potentiel ; en attendant vous découvrirez son interview semaine prochaine ; vous verrez c’est un garçon plein de ressources qui aime qu’on lui dise qu’il est “ouf”.

 

Mais que fait la police ?

C'est un temps à mettre un chapeau !