La tête dans les étoiles avec ...


 

 

Stella Cadente est une belle rencontre professionnelle, une passionnée, une fantaisiste qui s’ignore, peu fan des contraintes, assez directe et sans concession quand celà touche ses convictions ; on ne peut qu’adhérer.

 

 

 

 

 

Deux mots pour te décrire ?
Décalage et transparence (naïveté) ; je ne perçois jamais la vilénie des gens.

A la question « tu viens d’où, tu vas où ? » tu réponds ?
En fait j’ai l’impression de ne pas bouger et d‘être dans un monde parallèle, celui de l’enfance, de l’imaginaire, de l’enchantement sans oublier sa noirceur car tout n’est pas toujours gai.
Je n’en sors pas vraiment et je serai satisfaite si dans cette vie je trouve de la sérénité. J’irai là où il y a de la beauté avec un grand B, de la connaissance avec un grand C et le bonheur avec les gens que j’aime.

Parcours personnel et créatif, les moments forts de ta vie ?
Ca touche mon enfance, ma famille qui était Ukrainienne. Nous avons vécu tous ensemble et quand ça c’est arrêté, j’ai été triste parce que j’aimais ce bordel un peu arrangé. J’aime m’en souvenir et ça nourrit mon travail.
Ensuite ce sont des moments, outre ceux avec mes enfants, pendant lesquels j’ai créé des choses que j’avais en tête depuis très longtemps: les défilés, mon exposition photos que je mûrissais depuis 3 ans.
Il y a aussi cette vieille dame qui est passée ce matin dans la rue avec une vieille jupe Stella Cadente dont elle semblait avoir pris soin; ça aussi me fait plaisir ; je me sens utile.

Tes plus belles rencontres ?
J’en ai plein. Charlotte Perriand à la fin de sa vie, une architecte, designer qui a fait des choses incroyables ; le conservateur du musée de l’Orangerie à Paris qui m’a permis de faire mon défilé dans son lieu ; des gens un peu revêches que j’arrive à mieux connaître ; Christophe le chanteur que j’ai rencontré comme ça professionnellement, et puis les gens que je rencontre à titre personnel.

Un futur projet de création qui te tient à cœur ?
Un hôtel à Bastille qui va ouvrir prochainement ; c’est cool je vais avoir un « chez moi » de 40 chambres !! D’ailleurs j’aime bien les hôtels parce que c’est toujours beau et bien entretenu.

Ta plus grande extravagance ?
Je n’en ai pas, je suis au taquet tous les jours ; maintenant les enfants te diront que non alors que je me contiens terriblement. Si je m’écoutais j’irais me tatouer tout le corps, recommencer à fumer comme un porc, m’acheter une grosse moto, habiter avec tous mes potes. En fait je me restreins grave et je suis tout le temps dans le « faire attention ».

Ta tenue idéale au quotidien, pour séduire ?
C’est la même ! D’ailleurs je ne cherche pas à séduire ; ça règle le problème. C’est une petite jupe, un short, des collants un peu rigolo, des chaussures… il faut accrocher le regard avec un détail, un strass… et puis j’aime les jupes qui tournent comme les petites filles.

Ton truc pour lutter contre le stress ?
Je ne suis pas stressée mais angoissée. Alors quand je le suis, je fais un câlin à un de mes enfants ; et si je n’ai pas d’enfant sous la main, je me cale à une terrasse, je bois un café, je regarde les gens et je respire.

Un shopping idéal pour une femme fantaisiste comme toi ?
Je ne fais pas de shopping. Je porte mes modèles mis à part les chaussures. Sinon j’aime les puces, les marchés, les vieilles dames qui tiennent des merceries avec un coup de cœur pour celles de Strasbourg dans une ambiance germanophone qui me rappelle chez moi ; les boutiques qui touchent aux Arts appliqués, à la couture.

Le meilleur moment de la journée pour créer ?
La nuit genre 1h ou 2h du matin ; le silence  fait du bruit tellement il est là.

Un lieu, une pièce où tu te sens pousser des ailes ?
Mon salon ou sur une petite table ancienne de ma chambre.
Il ne faut rien autour ; le lieu doit être assez évidé pour ne pas me laisser distraire.

Quelques basics de ton vestiaire ?
Plutôt des accessoires, des pièces en fourrure, des chapkas, des mitaines, des collants bariolés ou avec de la dentelle , des bijoux, des pulls à strass, des accessoires fantaisistes avec des plumes.
Je m’habille bidouille ; je bricole mes tenues, je mets des épingles à nourrice, je coupe mes collants…Il y a d’ailleurs toujours une étoile quelque part. Et puis les femmes d’aujourd’hui comme moi sont dans une situation de vie où elles ne peuvent pas forcément se changer avant d’aller à une soirée. Elles auront un petit accessoire dans leur sac qui viendra apporter une nouvelle note à leur tenue.

Un pur moment de félicité pour Stella, c’est quoi ?
Ce sont des moments qui durent 2 min ; c’est le fait d’être ici à discuter avec vous ; c’est de sentir le froid du matin ; me poser boire un café sur une terrasse, de savoir que mes enfants vont bien et qu’ils sont en bonne santé. J’ai cette chance de pouvoir apprécier et profiter des choses dans l’instant.

Une journée chez toi se commence et se finit comment ?
Elle commence assez tôt malheureusement ; j’accompagne mon petit à l’école et ma journée se finit très tard dans la nuit quand je me laisser aller à la créa. Entre temps, mon emploi du temps est très varié : de la photo, des rendez vous, de la déco… en fait j’ai plusieurs métiers ; celui de faire Stella Cadente mais aussi celui de faire de la direction artistique et du conseil. Je travaille sur des concepts de marque, sur de la communication, de la parfumerie, de la lingerie, sur des hôtels. La variété rend les choses intéressantes ; j’adore ça.

Celle idéale ressemble à quoi ?
Quand ne ressemble pas à celle de la veille. J’aime travailler avec les gens et que le travail soit intéressant.

Tu te vois où dans 10 ans ?
Je ne projette rien ; c’est compliqué le rapport au temps.
Je travaille en ce moment sur les tendances de 2013/2014, alors quand je fais un chèque je ne sais plus vraiment quelle année on est.
Et puis je ne sais pas l’âge que j’ai, si je suis jeune ou vieille, si je suis une fille ou un garçon, compliqué quoi !
Par contre je sais ce que j’aimerais faire avant de mourir. Monter un spectacle de cabaret version moulin rouge ; organiser des grosses fêtes dans une boite de nuit , ouvrir un bar avec des cocktails bizarres , penser des défilés fantasmagoriques .

 

 


Merci Stella de nous avoir accueillies dans ton “home sweet home” insolite, tout comme toi.

Nous avons pris quelques clichés dans ses appartements que nous avons publiés sur notre page Facebook.Pour votre information, le cerf s’appelle Hubert… – non c’est une blague !

C'est un temps à mettre un chapeau !

En chaussettes pour le réveillon ?